Quelle utilisation ?
D’un point de vue général, les transferts de fonds représentent très souvent un enjeu socio-économique non négligeable, et ce à différentes échelles :
- soutien à la famille pour les dépenses de consommation courante
- financement des infrastructures et aménagements de base sur le territoire d’origine
- investissement immobilier
- projets à visée économique, création d’entreprises.
Pour exemple, prenons le cas du Mali. Selon une étude de valorisation de l’épargne des migrants maliens en France réalisée fin 2004 :
- 100 000 Maliens installés en France envoient 180 millions d’euros au Mali chaque année (soit un transfert annuel par émigré de 1800 euros, ou 12 mensualités de 150 euros)
- la communauté malienne est organisée en 400 associations
- la répartition de l’utilisation des fonds par les bénéficiaires se fait comme suit :
- 75 % pour les dépenses courantes
- 8 % pour des projets immobiliers
- 5 à 8 % pour des dépenses de santé urgente
- 5 % pour des projets économiques et familiaux
- 5 % pour des aménagements collectifs.








