Connaissance des transferts

 
Les actions mises en oeuvre par la France dans le domaine de la facilitation des transferts de fonds des migrants s'articulent autour de 3 axes principaux. Le premier est la connaissance des transferts.
 
Une meilleure connaissance des flux de transferts est nécessaire aux pouvoirs publics pour mettre en place des dispositifs ciblés et efficaces pour  valoriser le potentiel de cette ressource au profit des migrants et de leur famille. Cette connaissance se heurte à deux difficultés : les limites de l’approche statistique de comptabilisation des flux et l’importance des transferts réalisés par les canaux informels.  C’est pourquoi la France soutient la publication de rapports et d’études  permettant de mieux appréhender ce phénomène.
 
Le MAEE a soutenu, au sein du Réseau français de la micro-finance,  deux publications sur l’articulation des transferts des migrants avec le secteur de la micro-finance : Le Rôle des institutions de micro finance dans l’offre de produits spécifiques aux migrants dans leur pays d’origine (2008) et Etude réglementaire et des partenariats possibles dans la valorisation de l’épargne des migrants pour le développement (2008).
 
Le MEIE a confié en 2007 à la Banque Africaine de Développement la responsabilité d’une étude sur les flux financiers en direction de pays représentés en France par une diaspora nombreuse(Comores, Mali, Maroc, Sénégal). Ses conclusions ont été publiées en janvier 2008. L’étude a proposé des pistes d’action qui se sont notamment traduites par l’organisation conjointe, avec la Banque Africaine de Développement et l’AFD, d'ateliers de travail avec les acteurs financiers et les régulateurs des zone Maghreb et zone Franc.
 
Le MIIINDS co-finance un programme de recherche de la Banque Mondiale sur les transferts d’argent des migrants vers l’Afrique, mené en lien avec la Banque Africaine de Développement. Le programme comporte 4 phases d’enquêtes (banques centrales, fournisseurs de services de transferts, enquêtes ménages dans les pays d’origine, enquête auprès des diasporas). L’enquête porte tant sur les pays d’accueil (Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) que sur les pays d’origine (Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Kenya, Mali, Mozambique, Nigéria, Ouganda, RDC). Il est également soutenu par l'Agence Canadienne pour le Développement international, le FIDA, l'Agence suédoise de coopération (ASDI), le ministère britannique en charge du développement (DFID). Le rapport final de l'enquête sera disponible en mai 2010.
 
L'AFD soutient par ailleurs différents projets de recherche sur les transferts d'argent des migrants et leur impact sur le développement via des projets portés par DIAL, la Banque Mondiale et l'OIM. Sont notamment étudiés les transferts vers le Ghana, la Guinée, la Mauritanie, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, et entre le Cambodge et la Thaïlande.