Baisse du coût des transferts

 
Les actions mises en oeuvres par la France dans le domaine de la facilitation des transferts de fonds des migrants s'articulent autour de 3 axes principaux. Le second est la baisse des coûts des transferts.

 

Objectif politique prioritaire des autorités françaises, la baisse des coûts de transferts internationaux doit permettre aux migrants d’investir davantage leur épargne dans l’économie de leurs pays d’origine et, en complément à l’aide publique au développement, de contribuer à leur développement social et économique. Pour favoriser cette réduction des coûts, il convient à la fois de favoriser la transparence du marché et d’accroitre la concurrence :

  • Pour parvenir à cette baisse, la France a souhaité assurer plus de transparence sur le marché des transferts. C’est notamment l’objet de ce site Internet (www.envoidargent.fr) qui  a pour objectif premier de permettre à ses utilisateurs de comparer les modalités et les coûts des transferts d’argent depuis la France à destination de l’étranger. A ce stade, le site permet la comparaison des coûts d’envoi d’argent de la France vers 16 pays dont les communautés sont fortement représentées en France: Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap Vert, Chine, Comores, Congo, Gabon, Haïti, Mali, Maroc, RDC, Sénégal, Tunisie, et Vietnam. Les informations contenues dans ce site sont complémentaires de celles développées par d'autres sites européens de comparaison des coûts des transferts notamment le site allemand www.geldtranfair.de, le site britannique www.sendmoneyhome.org, le site néerlandais www.geldnaarhuis.nl,et le site norvégien www.finansportalen.no.
  • Le renforcement de la concurrence est favorisé par l’introduction depuis le 1er novembre 2009 d’une nouvelle réglementation en lien avec la transposition de la directive européenne sur les services de paiement, qui prévoit notamment la création de nouveaux établissements financiers, les établissements de paiement. Ceux-ci, soumis à des dispositions prudentielles moins contraignantes que les établissements de crédits ou les sociétés financières, notamment en ce qui concerne leur capital, seront autorisés à réaliser un certain nombre d’activités comprenant les opérations de transferts de fonds. 
     
  • Des travaux sur l’adaptation des cadres réglementaires, notamment en lien avec le développement de la banque à distance, sont également lancés avec les partenaires du Maghreb et de la Zone franc.