569milliards

En 2014, les immigrés à travers le monde ont transféré 569 milliards USD vers leurs pays d’origine (graphique 1.7). L’essentiel des fonds (70 % du total en 2014) a été envoyé vers l’Asie et les pays de l’OCDE, à hauteur respectivement de 238 milliards USD et 160 milliards USD.

L’Inde (71 milliards USD) et la Chine (64 milliards USD) représentent un quart de tous les transferts. Toutefois, ces flux représentaient en 2013 à peine moins de 4 % et 1 % de leur PIB respectif.

Les envois de fonds contribuent en revanche considérablement au PIB de certains pays, notamment le Kirghizistan (32 % du PIB en 2013), le Népal (29 %), le Lesotho (24 %), l’Arménie (21 %), Haïti (21 %), la Gambie (20 %), le Libéria (18 %) et le Liban (17 %).

Les envois de fonds ont doublé entre 2005 et 2014, malgré un certain recul en 2009 dû à la crise économique. On observe la hausse la plus importante en Asie, où les flux de 2014 étaient près de trois fois supérieurs à ceux de 2005. Ils ont également doublé dans les pays européens non-OCDE et en Asie centrale (+116 %), ainsi qu’au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (+100 %).

Les fonds envoyés dans les pays de l’OCDE ont augmenté de 58 % pendant la même période, depuis un niveau de départ déjà très élevé en 2005. Cette hausse spectaculaire (quoiqu’à des degrés variables) des envois de fonds pour toutes les régions du monde est liée à la croissance des flux migratoires et des diasporas, mais pourrait aussi s’expliquer par l’évolution des moyens utilisés au fil du temps pour envoyer de l’argent dans les pays d’origine et de la façon dont ces transferts sont comptabilisés dans les balances des paiements dont sont tirées les données permettant de les calculer. Clemens et McKenzie (2014) fournissent un examen utile de cette question dans le cadre d’une analyse concernant l’evidence macroéconomique plutôt limitée de l’impact positif des envois de fonds sur la croissance économique.

graphique1.7 envois de fonds des migrants.png

Pour en savoir plus : le site de l'OCDE